Appel de Juin 2013

  • Femmes en train de sécher la pulpe d’aguaje (Photo : Rodrigo Rocdrich)

  • La cueillette du fruit de ce palmier peut se faire sans abattre l’arbre. (Photo : Rodrigo Rocdrich)

La forêt amazonienne regorge de plantes aux vertus thérapeutiques. Parmi elles, l’aguaje dont les fruits produisent une huile recherchée en cosmétique. Une communauté indigène de Veinte de Enero dans la réserve naturelle de Pacaya fait appel à Nouvelle Planète pour  exploiter cette manne tout en préservant la forêt. Aidez-nous à soutenir ce projet économique et écologique !

Un fruit recherché qui freine le vieillissement
L’aguaje, ou palmier-bâche (Mauritia flexuosa), est un arbre amazonien qui pousse sur les sols engorgés ou dans les forêts marécageuses, et qui peut atteindre une quarantaine de mètres de hauteur. Son fruit est recherché par les indigènes pour son goût et ses vertus curatives ; il ressemble à un œuf rouge-bordeaux, recouvert d’écailles brillantes. Sa chair orange est riche en protéines, lipides, vitamines A, C et E, et hydrates de carbones. La pulpe d’aguaje donne un jus au goût de carotte, et une huile qui calme les brûlures. Il s’avère que l’huile d’aguaje contient des oméga-9, des tocophérols et de la béta-carotène, et qu’elle filtre et absorbe les rayons UV. Depuis peu, on s’est aperçu qu’elle protège la peau du vieillissement grâce à ses composés antioxydants, et aide à prévenir les dommages du soleil. Elle empêche aussi la déshydratation des cheveux en les revitalisant et en leur donnant éclat et vigueur. Pour ces différentes raisons, les entreprises de cosmétique commencent à l’utiliser dans l’élaboration de produits naturels.

Des revenus pour deux fois plus de familles
Nos partenaires de l’ONG locale  Latitud Sur soutiennent un projet de production d’huile d’aguaje dans la communauté indigène de Veinte de Enero, dans la réserve nationale Pacaya-Samiria. Cette démarche génère un revenu  important pour la population locale. En effet, l’entreprise Albert Vieille, basée à Grasse, en France, et spécialisée dans la vente de matières premières aromatiques (huiles essentielles notamment), soutient la démarche en achetant l’huile des producteurs de Veinte de Enero. Or, pour l’instant, la production arrive juste à répondre à cette demande. L’idée serait de doubler les capacités de production en achetant une deuxième presse. En améliorant l’infrastructure de la sorte, les producteurs indigènes pourraient répondre à la demande croissante, tout en doublant le nombre de personnes dans la communauté qui bénéficient de cette activité économique.

Préserver la forêt et protéger la réserve naturelle
La ressource première ne manque pas : la réserve nationale Pacaya-Samiria regorge de palmiers-bâches, et chaque arbre peut générer quelque 8'000 fruits par an. La cueillette de ces fruits et l’élaboration de leur pulpe en huile sont des activités respectueuses de l’environnement. Les familles concernées cherchent les arbres, y grimpent et récoltent les fruits. Il n’y a ainsi aucune atteinte à l’environnement. De plus, le fait de donner une activité aux habitants de la réserve permet de valoriser celle-ci à leurs yeux et d’en faire des gardiens de l’écosystème exceptionnel que l’on y trouve. La forêt amazonienne est ainsi mieux protégée.
A terme, une vingtaine de familles à Veinte de Enero, soit environ 100 personnes pourront se consacrer à la production d’huile d’aguaje. Elles rejoindront ainsi les 100 autres qui en bénéficient déjà.

CHF 80.- par bénéficiaire permettent d’acquérir la presse à huile
La base du projet consiste à acheter une presse. Celle-ci revient à CHF. 8'000.-. Cent personnes bénéficieront directement de cette activité.
En plus de la presse, il faudra acheter une dépulpeuse (CHF 1'900.-), un moulin-pulvérisateur (CHF 2'000.-), un puits pour améliorer la qualité de l’eau (CHF 2'500.-), un système de microfiltration pour améliorer la qualité de l’huile (CHF 4'500.-) et transporter les appareils (CHF 1'500.-). Le budget total de l’opération se monte ainsi à CHF. 20'400.—
Pour soutenir ce projet, il vous suffit d’indiquer « projet huile » en cochant Amazonie sur votre bulletin de versement.

L’huile d’aguaje a un bel avenir sous nos latitudes dans les soins de la peau et des cheveux.  Nous vous remercions d’avance de votre appui bienvenu.

Jeremy Narby

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