Appel d'Avril 2012

  • Les Ashaninka font des plants avec les graines récoltées en forêt.

AIDEZ LES INDIENS ASHANINKAS A REBOISER LA VALLEE DE L'APURIMAC

PEROU: Dans la vallée isolée de l’Apurimac, la population ashaninka cherche à protéger ce qui reste de ses forêts après plusieurs décades de colonisation et de narco-terrorisme. Nous lançons un appel pour les aider à protéger et reboiser 60'000 hectares.

Au début des années 1970, le bassin de l’Apurimac, au centre de l’Amazonie péruvienne, est la première région du territoire péruvien à voir apparaître un narcotrafic basé sur la culture de coca et la production de cocaïne. Dans les années 1980, le groupe terroriste Sentier Lumineux s’y établit également, financé par le narcotrafic. Il fait régner terreur et misère chez les Indiens ashaninkas ; ceux qui ne sont pas tués, réussissent à fuir et à se réfugier dans les parties élevées de la rive droite de la vallée. Actuellement, l’industrie de la cocaïne continue à prospérer dans la région, générant un mélange toxique de trafique de stupéfiants et de terrorisme. A côté de cela, la population se prend en main.


Retour dans la vallée
Depuis l’an 2000, les Ashaninkas retournent vers leurs territoires. Avec l’aide de leur organisation faîtière OARA (Organisation Ashaninka de la Rivière Apurimac) et du CEDIA (Centre pour le Développement des Indigènes Amazoniens), 27 communautés se battent pour la protection et le développement approprié de leurs ressources. Ils agissent dans un contexte influencé par des colons agressifs, des agences étatiques jusqu’ici indifférentes et des forces de sécurité faibles.


Déjà des résultats efficaces
Le CEDIA, soutenu par Nouvelle Planète, apporte les ressources nécessaires pour démarquer et titulariser les communautés. Cela signifie cartographier, délimiter les territoires et créer des dossiers sociologiques pour permettre aux populations de posséder légalement leurs terres de manière collective. De 2007 à 2011, Nouvelle Planète a soutenu  l’initiative du CEDIA pour renforcer la capacité de gestion des forêts des communautés indigènes de l’Apurimac. Résultats tangibles de ce soutien: quatre communautés sont pleinement titularisées, deux autres dont la démarcation est réalisée et la titularisation en cours, ainsi que trois communautés nouvellement reconnues dont la démarcation est en cours. En ce qui concerne la gestion communale des forêts : deux zones de forêts sont protégées et gérées de manière adaptée et 24'000 plantons ont été produits sous la conduite de huit communautés indigènes.


Contribuer au reboisement de la vallée de l’Apurimac
Pour continuer cet élan, les responsables indigènes du projet cherchent à protéger quatre nouvelles zones de forêt et à les gérer. Ils souhaitent aussi reboiser 60'000 hectares de ces zones et créer six pépinières de 3'000 plants chacune dans six communautés Ashaninka. Les indigènes choisissent eux-mêmes les essences de bois commercialisable qu’ils désirent planter. Ils récoltent les graines dans la forêt et les font prospérer en pépinière. En motivant la population locale à prendre en main la gestion et le reboisement de la forêt, il est possible d'obtenir de bons résultats à peu de frais car les populations indigènes sont les seules à savoir vivre dans la forêt sans la détruire. Il suffit d’acheter des sacs en plastique pour pépinières et quelques outils.

CHF. 100.- pour reboiser l'équivalent d'un terrain de foot
Votre contribution pourrait être de CHF 100.-. Cette somme permet de reboiser environ 3'000 m2, soit la surface d’un terrain de football.  Pour soutenir ce projet, il vous suffit de mentionner « Apurimac » sur votre bulletin de versement en cochant Amazonie. Nous vous remercions chaleureusement pour votre contribution. En soutenant le travail des Ashaninkas, il est possible de reboiser une région dévastée par la folie des hommes et de proposer des alternatives à la production de la drogue.

Jeremy Narby



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