Offrez l’eau potable à une famille de Chuaku

  • Une adduction d’eau réalisée en 2011

CAMEROUN - Changer radicalement le quotidien d’un village isolé du Cameroun, tel est le but de l’adduction d’eau et des bornes-fontaines.

Imaginez-vous devoir marcher plus d’un kilomètre chaque jour pour aller chercher de l’eau pour votre famille. Figurez-vous ensuite que, malgré vos efforts journaliers, celle que vous utilisez vous rende malade et vous empêche de vous occuper de vos enfants ou d’aller travailler. C’est la situation que vivent les habitants de Chuaku.

Une prévalence de maladies « hydriques »
Les responsables du centre de santé d’Anyajua, un village voisin, nous ont informés : « 61 % des consultations provenant de Chuaku sont liées à des maladies dues à la mauvaise qualité de l’eau. Il s’agit surtout de cas de fièvre typhoïde, de diarrhée et de dysenterie. » En effet, l’eau est polluée en amont par les excréments du bétail, par des produits chimiques comme des lessives ou encore par des déjections humaines provenant des habitations. Ce sont principalement les femmes et les enfants qui sont responsables de la corvée de l’eau. Pour en trouver de meilleure qualité, les filles doivent souvent gravir les pentes dans les collines. Sans système de distribution, les villageois ne peuvent obtenir de l’eau que dans la rivière qui traverse le village et dans quelques ruisseaux.


De l’eau potable au robinet
Lors de plusieurs réunions avec les autorités, les villageois ont exprimé leur priorité absolue : un accès sécurisé et durable à l’eau potable. Mais le financement local n’était pas possible. Nouvelle Planète a alors accepté de soutenir la démarche. Le village de Chuaku se trouvant au pied du mont Ijim, il faut aller la chercher là-haut et la faire venir par gravité. Un réservoir de 15 m3 permettra de capter l’eau, puis un réseau de tuyauterie l’amènera dans le village. Pour garantir un accès aux 4372 habitants, 16 bornes-fontaines seront installées équitablement dans les quatre hameaux de Chuaku. Des formateurs sensibiliseront la population aux risques des maladies hydriques et la formeront à l’entretien. Ils expliqueront aussi au comité de l’eau comment organiser la gestion et la collecte de fonds pour garantir un usage sur le long terme. L’entier du projet se monte à CHF 51 650.–. Les habitants de Chuaku sont conscients de la problématique et veulent tout mettre en œuvre pour trouver une solution à ce problème. Cette adduction d’eau est une voie presque inespérée. À l’annonce du soutien, les femmes ont dansé. Elles se réjouissent de devoir consacrer moins de temps à cette tâche grâce à des trajets considérablement plus courts. Elles savent aussi que les maladies liées à l’eau devraient être drastiquement réduites.

Tous les habitants vous remercient d’avance chaleureusement de votre soutien.

Roman Twerenbold

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